Seniors

Paris n’est pas préparée au vieillissement de sa population.

C’est pourtant un enjeu essentiel de bien-être et d’équilibre social pour les trente années à venir.

  • Rapprocher jeunes et seniors par l’entraide
  • Les seniors : une autre solution pour le logement des jeunes
  • Former des aides-soignants et auxiliaires de vie doit être une priorité
  • Face au manque à venir d’infrastructures d’accueil pour le grand âge, il est urgent d’engager un travail de fond

Rapprocher seniors et jeunes

L’établissement de contacts de coopération, d’entraide et de loisirs partagés entre les générations est essentiel à la cohésion du corps social urbain. Sans quoi, l’on verra chacun s’enclaver dans sa tranche d’âge. Il y a tant à gagner à se faire bénéficier mutuellement de l’énergie des uns et des ressources d’expérience des autres.

 

Favoriser le logement des jeunes chez les seniors

A Paris, un certain nombre de seniors vivent dans des logements familiaux dont la taille excède leurs besoins. Ils y ressentent souvent les peines et les dangers de la solitude. A côté, des jeunes éprouvent la difficulté de trouver un toit à des conditions de prix décentes.

La ville devrait mettre sur pied une plateforme rapprochant seniors et jeunes à la recherche d’une chambre. Ces rapprochements seraient encadrés et accompagnés par les services. 

Les seniors y trouveraient une présence stimulante et rassurante, ainsi qu’un complément de revenus. Les jeunes, une ouverture sur un horizon générationnel élargi et une chambre à coût modique, parfois même dans un arrondissement qui leur aurait autrement été inaccessible.

 

Grand âge

Les métiers du grand âge souffrent d’une pénurie de personnel tandis que les besoins iront croissant. 

L’Insee estime qu’en 2050, 20% de la population parisienne aura 65 ans ou plus, soit une augmentation de 30% par rapport à 2013. Cette tendance doit être anticipée dès à présent pour ne pas prendre un retard fatal.

D’autant que le problème s’étend aux infrastructures. Paris est en effet particulièrement mal dotée en structures d’accueil pour les personnes de plus de 75 ans avec un taux de 4 places pour 100 quand la moyenne en France métropolitaine est de 10 pour 100.

Le défi est donc considérable : manque de personnel qualifié et d’établissements d’accueil. 

 

Centre de formation d’aides-soignants & auxiliaires de vie en apprentissage

L’apprentissage est très peu développé dans ce secteur où, pourtant, il serait un mode de formation particulièrement adapté : plus ouvert dans son recrutement, il fournit également très vite, grâce aux phases en entreprise, du personnel certes débutant mais encadré et motivé.

Paris doit stimuler l’apprentissage par la création d’un centre de formation dédié aux métiers d’aide-soignant et d’auxiliaire de vie qui sont des métiers d’avenir, de sens et d’enrichissement humain.

Les syndicats professionnels sont prêts à jouer le jeu. Ne perdons pas une seconde à former les aides et auxiliaires qui amélioreront la vie de nos seniors.

 

EHPAD et alternatives

La ville doit diagnostiquer de manière précise les besoins de sa population en termes de résidences d’accueil en fonction des degrés de dépendance et des attentes exprimées par les personnes du troisième âge.

Une grande mission doit pour cela être mise en place pour que soit arrêté un plan Accueil Seniors d’ici la fin 2020. 

Dans ce travail d’analyse aucune solution ne doit être a priori écartée, aussi bien en termes de modes d’accueil que de lieux d’accueil.

Il existe en effet des modes d’accueil alternatifs à l’EHPAD, tels que l’EHPAD à domicile, les résidences mixtes partagées, les familles d’accueil et l’habitat partagé accompagné. La population parisienne présente des profils sociologiques très variés : il sera possible de jouer sur plusieurs formules pour répondre aux besoins de nos seniors. 

A l’heure du Grand Paris, la réflexion doit être ouverte quant au lieu d’accueil. Il n’est aucune raison de se limiter à l’étroit cercle de Paris intra-muros. Rien ne doit empêcher la ville d’aider la création de résidences en Ile-de-France où le foncier est plus abordable, et le maillage médical et hospitalier suffisamment dense. Une offre résidentielle dans un environnement plus rural, si elle ne correspond pas à tous les besoins, répondra aux aspirations de certains qui peuvent être las de la vie urbaine même s’ils ne souhaitent pas s’écarter à trop grande distance de leurs famille et proches.

Contribuez !

Pour vous-même ou des parents, avez-vous envisagé, en cas de dépendance :